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5 janvier 2009 1 05 /01 /janvier /2009 16:26

[Avant-Propos] [I] [II] [III] [IV] [V] [VI] [VII] [VIII] [IX] [X] [XI] [XII] [XIII] [XIV] [XV] [XVI]


Chapitre IX

Rechute physique. — Maladie de haine. — Maladie mystique. — Je bois. — Abrutissement.

Ces émotions épouvantables brisèrent ma santé affaiblie par le chagrin et par ma récente blessure. Quand le médecin dit devant le corps de mon enfant :

— Tout est inutile.

... je tombai évanoui. Revenu à moi, je me trouvai courbaturé, hors d'état de me tenir debout. Et ma tête tournait, lourde, énorme et vide. On dut me déshabiller et me coucher.

Aucun souvenir précis des premiers jours de ma rechute. Je retrouve seulement de vagues rêves ignobles et tristes, d'autant plus angoissants que je fais des efforts pour me taire et que je sens mes douleurs s'évader de moi en paroles infâmes, tel un diabolique troupeau en rut. Oh ! l'horreur de ne pouvoir se renfermer en soi-même et, quand vos souffrances sont des hontes, de sentir que vous souffrez tout haut.

Enfin, je redevins un peu maître de ma pensée et de ma langue ; mes yeux, un instant, sourirent aux objets familiers, vieux amis retrouvés. Mais bientôt je tremblai de fureur, car Gabrielle se penchait sur moi. Et elle demandait :

— Me reconnais-tu, mon ami ?

Si je la reconnaissais, la misérable dont le mensonge tuait mon âme, me rendait incapable de toute joie, de toute confiance, la misérable dont le faux serment avait tué mon fils. Un espoir me vint. Ce dernier malheur flottait à la frontière de la vie horrible et des horribles cauchemars et, dans une tragique lumière de crépuscule, semblait tantôt un événement, tantôt une vision délirante. Je crus que j'avais besoin d'être seul, pour bien voir, pour questionner le souvenir, lui prouver qu'il n'était qu'un fantôme, le dépouiller de son apparente réalité. Et je dis à celle qui causa les horreurs de mes veilles et les horreurs de mes fièvres :

— Que fais-tu là ? Ne sens-tu pas que c'est de toi que je suis malade ? ne comprends-tu pas que ta présence est le mauvais air qui m'empoisonne ?

— Je m'en vais, mon Stanislas, pour ne point t'irriter.

Elle sortit, laissant la porte entr'ouverte. Mais je criai :

— Je sens que tu restes à côté. Va-t-en loin, bien loin, que tu ne puisses ni me voir ni m'entendre, que je ne m'énerve pas à savoir où tu es.

Une seconde, j'écoutai les pas s'éloigner. Puis, de volonté violente et incertaine comme tous les malades, j'appelai :

— Viens ici, Gabrielle.

Elle revint, très douce.

— Écoute, dis-je. Je sens que tu es restée près de moi tout le temps parce que je délirais trop de vérités. Maintenant je ne dirai plus que ce que je voudrai. N'importe qui peut me veiller. Tu feras venir une garde ou tu mettras un domestique ici. Ta vue me fait mal.

Je parlais péniblement, lentement, en courts efforts douloureux. Je haletais et mon corps était tout coulant de sueur. Elle me suppliait :

— Tais-toi. Ne te fatigue pas. Ne te fâche pas. Je fais ce que tu veux. Je m'en vais.

— Pas encore. Il y a des choses que je veux savoir avant.

— Tu as bien le temps.

— Non, tout de suite. Depuis quand suis-je couché ?

— Depuis trois jours, mon ami.

Après un silence, je demandai à voix plus basse :

— Est-ce que Stani ?... J'ai fait un si mauvais rêve... Je voudrais le voir.

— Ne songe pas aux choses tristes, mon chéri. Tâche de guérir.

Je m'irritai :

— Tu prétends que je me fatigue trop, et tu me forces à répéter mes questions... Voyons, réponds... Stani ?...

Le visage tout en larmes se pencha vers moi, pour un mélancolique baiser. Je le repoussai de mes bras faibles tendus par la fureur. Elle dit :

— Mon pauvre chéri, tu n'as pas rêvé.

Une faiblesse, qui ne me fit pas perdre connaissance tout à fait, m'empêcha de parler un long moment, une minute peut-être, peut-être une heure. Puis je m'endormis. Une étrange hallucination me tortura, bientôt continuée en cauchemar.

Je regardais Gabrielle avec horreur, avec terreur, et je sentais un poids énorme sur ma poitrine m'empêcher de me relever, et de fuir. Ce fardeau si lourd, c'était mon petit Stani, prostré contre moi. La bouche de sa mère grimaçait, tordue comme un mensonge ; et entre les lèvres, qui faisaient de vains efforts pour se rejoindre, passait une langue longue large qui se raidissait et s'effilait en poignard. La langue meutrière venait percer l'enfant, traversait le frêle corps si lourd, le clouait au mien, s'enfonçait en une blessure qu'elle me fit jadis, pénétrait jusqu'à mon coelig;ur qui, paralysé par la froide piqûre gluante de je ne sais quel ignoble poison, cessait de battre. Mes yeux se fermèrent sous l'horrible vision et je tombai dans un sommeil agité comme une agonie. Je me vis dans un cercueil dont on referma le couvercle. J'avais arraché de la bouche la langue-poignard ; je ne réussissais pas à la retirer de mon corps. Je souffrais horriblement de ne pouvoir ni me délivrer ni mourir. Rageusement, j'enfonçais davantage l'arme abominable. Je la tournais et la retournais dans ma blessure. Ma souffrance grandissait, semblant promettre mille morts, ne parvenant pas à me tuer.

Au réveil, je fus de nouveau incapable de distinguer les malheurs vrais et les malheurs rêvés. J'essayai de chasser toute pensée. Je m'abstins de toute parole. Mais quel tourment, chaque fois que cette femme de torture et d'ignominie faisait un geste ou un bruit qui prenait mon regard, chaque fois qu'elle me recouvrait ou me faisait boire quelque potion. J'empêchais ma douleur de s'exprimer, de s'évader au dehors. La bête mauvaise me déchirait de ses griffes et de ses dents, plus méchante d'être moins libre.

La souffrance morale prolongeait ma maladie. Un jour j'entendis le médecin dire à ma femme :

— Je n'y comprends rien : il devrait être guéri, et le mieux ne fait aucun progrès.

J'appelai :

— Docteur !

Et, quand il fut près de moi :

— Je veux guérir vite.

— Je crois, déclara-t-il, que ça dépend de vous plus que de moi.

— Oui, je sais. Je vais faire le possible, donner toute ma volonté à la guérison. Aidez-moi.

— Bon. Je vais ordonner des toniques.

Pour guérir, il fallait éloigner la cause du mal. Le docteur sorti, je dis à Gabrielle :

— C'est ta présence qui me tue. Je te l'ai déjà appris et tu t'obstines à rester, à m'irriter, à m'affoler.

Elle était triste, le visage maigri et pâli ; ses membres semblaient lui obéir difficilement. Elle répondit, dans une lassitude :

— Je ferai comme tu voudras.

— Tu me feras soigner par n'importe qui. Tu ne paraîtras plus devant moi, jusqu'à ce que je me lève. A cette condition, je suis sûr de me remettre très vite.

Elle répéta :

— Comme tu voudras.

Je repris :

— Avant que tu t'éloignes, j'ai une question à te poser. Qu'ai-je dit dans mon délire ?

Ses yeux restèrent secs. Et, d'une voix calme :

— Tu as répété ce que tu avais dit à ton retour de Paris. Seulement tu parlais plus violemment, non plus comme un avocat qui fait des raisonnements pour démontrer un système, mais comme un malade qui voit dans les cauchemars de la fièvre.

— Le passé redevenait présent.

Elle haussa les épaules, presque indifférente. Je demandai encore :

— Je n'ai rien ajouté de nouveau ?

— Si. Mais je ne comprenais pas ce que tu disais et je te ferais sans doute de la peine en te le rappelant.

— Parle. Je le veux.

— Tu insultais ta mère en même temps que moi. Tu nous mêlais dans tes rêves abominables. Tu prétendais que j'embrassais un amant avec les lèvres de ta mère, ou que ta mère se livrait dans mon corps. Par la voix de ta mère je mentais, ou ta mère mentait par ma voix. D'autres fois, tu t'irritais contre toi-même et contre ton père.

— Folies du délire...

— Oui, folie. Et, ce qui m'attriste, folie affreusement douloureuse. En guériras-tu, mon ami, en même temps que de ta maladie ?

— De la folie, oui. De ce que je sais, non. Maintenant, va-t-en. Envoie-moi des livres faciles et amusants, des romans bien souriants et bien faux.

— Tu vas te fatiguer.

— Non ! Je vais me guérir, me distraire.

Je passais mes journées à lire des romans. La nuit aussi, quand je ne dormais pas, je me faisais faire la lecture. Souvent une situation, un mot, un mensonge ou une invraisemblable sincérité de femme, ramenait les pensées ennemies, m'entourait quelques minutes de mes tristesses. Mais je me révoltais, je dispersais la noire armée, m'efforçais de m'intéresser aux aventures impossibles et au naïf optimisme de ces fables bébêtes.

Quand le sommeil m'écrasait comme une dalle de tombeau, je rêvais que je lisais un livre sombre : c'était l'histoire de mon pauvre amour. Je maudissais l'auteur qui m'asphyxiait sous des imaginations si angoissantes, mais j'avais grand peine à lui arracher mon âme. Le dénoûment me délivrait enfin et l'ange des résurrections soulevait la pierre du sépulcre. Il variait, cet heureux dénoûment. Tantôt Gabrielle mourait, et le mari s'évadait vers la vie joyeuse et libre, comme s'élance dans la vaste harmonie du ciel l'oiseau échappé aux mailles du filet. Tantôt il rencontrait un naïf amour de fillette ; son coelig;ur s'émouvait de ces tendresses sincères ; il acceptait le don offert, s'épanouissait à cueillir une virginité ; et, indifférent à sa femme, il s'enfermait en cette joie fraîche. Parfois il s'affranchissait de la douleur par le mépris, vivait, tranquille et dédaigneux,auprès de celle qui ne pouvait plus le faire souffrir, dont il n'apercevait presque plus la présence, qui était seulement une personne de trop dans la maison encombrée de domestiques.

Je me levai bientôt. Je faisais dans le jardin ensoleillé mes premiers pas tremblants; on vint me dire que ma femme gardait le lit à son tour, et qu'elle me priait de passer chez elle. Je refusai, fis répondre que j'avais eu une rechute.

Mais, quelques jours après, un besoin âpre me prit de la voir, de constater son état, de me repaître de son mal. Ah ! comme la souffrance qui vient ou parait venir d'autrui nous rend méchants et haineux. Elle était étendue, sans force.Elle sourit en me voyant, essaya inutilement de se soulever à ma rencontre, murmura :

— Embrasse-moi.

J'obéis sans élan. Puis je demandai :

— Désires-tu que nous restions seuls ? As-tu quelque chose à me dire ?

Elle secoua la tête :

— Non. Je puis bien te dire devant Amélie que je t'aime et que je suis heureuse de ta guérison. Rétablis-toi tout à fait. C'est à ton bras que je veux faire ma première promenade de convalescente. Prends de la force, pour soutenir ma faiblesse.

Cette tendresse, qui me paraissait sincère mais à laquelle je refusais le droit de s'exprimer tant que le mensonge resterait entre nous, me torturait. Je me sauvai.

Je n'allais pas vite encore. J'entendis Gabrielle parler à sa femme de chambre qui la soignait avec dévoûment :

— Amélie, va lui répéter que je l'aime beaucoup plus encore que je ne le lui ai dit. Dis-lui que je mourrais pour lui avec joie, et que je guérirai avec joie pour lui, pour lui demander et lui donner tout le bonheur. Va vite, ma fille.

Je fus froissé de l'insistance et de l'incorrection.

Amélie me rejoignit. Sans la laisser parler, je levai la main, déclarai froidement :

— J'ai tout entendu.

Les yeux d'Amélie devinrent humides. Elle implora :

— Oh ! monsieur, il faut bien aimer les gens qui nous aiment bien. Ça leur fait tant de mal, notre indifférence.

Je regardai la jeune fille, curieusement, avidement, et je répondis, tout de suite souriant :

— Vous avez souffert, Amélie. Vous me raconterez cela un jour. Je suis très ému des douleurs des braves coelig;urs.

Et dans ses yeux je cherchais son âme. Puis mon regard s'étendit, se modela sur le visage que je n'avais pas daigné remarquer encore. Je le trouvai joli de traits, beau d'exprimer une âme dolente.

— Monsieur est trop bon de s'intéresser à moi.

Et Amélie baissa la tête. Puis elle la releva et, par un zèle qui sans doute lui paraissait très pur, elle ajouta :

— Puisque Monsieur est si bon pour moi, il me ferait bien plaisir en étant bon pour Madame.

Mes yeux devinrent sévères, puis ironiques. Je dis enfin :

— Soyez bonne pour qui vous fut mauvais, si ça vous amuse. Vous me direz, n'est-ce pas ? ce que vous éprouvez encore pour lui.

Entre ses dents serrées elle écrasa ces mots :

— Je le hais.

— Vous avez raison, Amélie.

Je m'éloignai tout songeur. Je ne lus pas de roman écrit, ce jour-là. Je m'imaginai de plusieurs façons l'aventure d'Amélie. Et je songeais qu'elle était très jolie et très fine, cette femme de chambre. D'où vient qu'elle m'avait paru insignifiante autrefois ? Peut-être la douleur récente l'avait-elle affinée.

La nuit, l'image d'Amélie s'effaça. Gabrielle m'envahit, irrésistible, agitant toutes mes forces d'amour et toutes mes forces de haine.

Après un combat douloureux, les imaginations torturantes et les inavouables désirs triomphèrent en mon âme lasse. Et des fantaisies mystiques me harcelèrent aussi.


Mon athéisme fut toujours traversé par des élancements de doute. Souvent je soupçonnai Dieu d'exister. Mais je le voyais comme un Méchant qui emploie sa toute-puissance à tourmentor les créatures. Plus un être a de pouvoir, plus il devient mauvais. Le mal est le fond de tout. Dieu, s'il existe, est une sorte de Néron épouvantablement infini. L'empereur des mondes doit s'affoler de n'avoir rien à désirer et il doit tout regretter. Il cherche en vain à amuser son ennui en se prouvant son irrésistible pouvoir, qu'il connaît trop d'avance. Il donne la vie, il ajoute la douleur. Il rit de voir que la souffrance n'empêche pas d'aimer le don cruel. Puis il détruit, pour se repaître d'agonies et pour se procurer la matière d'autres créatures, c'est-à-dire de souffrances un peu différentes. Ah ! l'infâme et profond Poète qui se joue une tragédie dans l'immensité, s'efforce de s'égayer aux cris des pauvres marionnettes conscientes que nous sommes ! L'horrible Néron qui se donne éternellement la fête d'univers fuyants devant lui dans des incendies de douleur ! L'épouvantable Capricieux qui défend, force à lui désobéir, et punit la désobéissance. Et je dressais le poing vers Celui qui avait mis dans la bouche de Gabrielle le terrible faux-serment par la vie de l'enfant, pour mieux rire en poussant le pauvre petit dans l'eau ; pour mieux rire en voyant les horribles remords germer en l'esprit de la pauvre femme, les horribles accusations couvrir de leur ombre épaisse mon âme malade. Ah ! Monstre, si, du moins, tu pouvais ne pas exister ou, comme dit cet Allemand, être inconscient, faire le mal sans le savoir.

Par instants, je me proposais d'être bon pour cette lamentable Gabrielle victime du Mauvais. D'autres fois je m'irritais contre l'Abominable et contre Gabrielle, le piège dont il s'était servi pour m'immobiliser en une douleur hurlante, l'amorce de joie dont il couvrit le hameçon où toujours je halèterais suspendu.

Puis tout se mêlait, flottait, changeait dans la vague gélatine que nous appelons notre pensée. Mes sentiments s'agitaient en monstrueuses métamorphoses. Un jour, j'allai à l'église, je m'agenouillai et, j'en ai honte, je répétai la prière d'Henri IV, réclamant, comme une faveur et tout ensemble comme une justice qui m'était bien due, la mort de ma femme.

Je me dressai brusquement, effaré de ce que le Mauvais mettait en moi. Puis je m'affirmai qu'Il n'existait pas. J'étais encore le jouet de la maladie. Et je prononçai à demi-voix :

— Que l'esprit est donc bête et méchant quand le corps est faible !

Si ma sottise mystique et mes souhaits odieux disparurent avec mon anémie, ma douleur, en revanche, sembla prendre de nouvelles forces en même temps que mon corps.


Un dégoût de toute occupation m'engloutit. Je ne pouvais m'intéresser ni aux affaires de mes clients, ni à la nouveauté piquantedu dernier livre paru, ni au charme profond de retrouver dans les vieux auteurs amis des pensées reconnues, aussi belles et plus souriantes,comme des fiancées fidèles. Je m'abandonnai des journées entières à l'immobilité stagnante du corps et de l'esprit. Puis il fallut tuer le temps, essayer de disperser la masse compacte de l'ennui. Je me traînai de café en café. Pour chasser le chagrin qui, au détour de toute parole entendue, dite ou pensée, m'attendait, sournoisement embusqué, je me mis à boire.

Je trouvai bientôt un plaisir mélancoliquement doux à la demi-ivresse : elle pénétrait en quelque sorte ma pauvre aventure de couleurs jolies et variées, ne la détruisait pas, mais la divisait, la nuançait, la rendait presque intéressante et agréableà considérer, me la faisait d'ailleurs regarder en dehors de moi, arrivée à n'importe qui.

Je roulais les cafés sans sortir de ma solitude. Je craignais que l'alcool ne me poussât aux confidences et j'évitais avec soin toute camaraderie. Je prenais un journal et je faisais semblant de lire, pour que personne ne vînt m'entraîner à une conversation dont je sentais les dangers. Un jour, je m'aperçus que des périls imprévus me guettaient ; je me surpris crayonnant quelques mots sur le journal que je ne lisais pas. J'avais écrit cette maxime, qui était une demi-confession : « Un verre de champagne dans de la tristesse, c'est un rayon dans de la pluie : ça fait un arc-en-ciel. »

Et je bus davantage. Puisque l'arc-en-ciel pouvait être aperçu de quelqu'un, faire deviner la pluie d'angoisse, il fallait multiplier les rayons, dissiper les nuages.

J'atteignis l'abrutissement. Mais la brute n'est pas un néant indifférent ou heureux. La brute souffre comme l'homme, et sa souffrance n'est pas un néant indifférent ou heureux. La brute souffre comme l'homme et sa souffrance se traduit en fureurs. Je ne trouvai pas dans l'ivresse complète la paix du sommeil ; j'y trouvai la violence de certaines folies.

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Published by C. Arnoult - dans De HR (romans)
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