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18 mai 2009 1 18 /05 /mai /2009 21:40

Des bouquins et des revues, des revues et des sites, des sites et des bouquins... on vous les recommande !

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Caroline Granier nous envoie une...

Recette romanesque

Prendre un bon bouillon de roman-feuilleton, avec des épisodes rocambolesques, des surprises à peine crédibles, des aventures extravagantes.

Y dissoudre des morceaux de roman historique, basé sur l’épisode de « la bande noire » à Montceau-les-mines dans les années 1880, sur les grèves des mineurs et la fondation des premiers syndicats.

Parsemer le tout d’un peu de récit utopique : la construction de la « grande grève », c’est la grève générale expropriatrice, prélude à la révolution…

On obtient ainsi une œuvre passionnante, roman du syndicalisme naissant, épopée de la guerre entre le Capital et le Travail. Car « combien plus poignantes et héroïques sont ces batailles économiques que celles livrées à coup de canon par des héros stupides qui s’entre-égorgent sans savoir pourquoi ! »

Ce « roman social », c’est La Grande grève, publié en 1905 par Charles Malato, militant et écrivain révolutionnaire anarchiste – et réédité ce mois-ci par les éditions Encrage.

Je rappelle que Caroline a publié récemment une somme indispensable sur les écrivains anarchistes en France à la fin du XIXè siècle : Les Briseurs de formules. Il faudrait que je trouve le temps d'en faire un compte-rendu.

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Comme toujours, grande activité éditoriale autour d'Octave Mirbeau. Est annoncée la réédition prochaine de La Grève des électeurs chez Allia, mais le "gros morceau" est le tome III (950 p.) de la Correspondance générale (1895-1902) qui devrait sortir en juin prochain à l'Age d'Homme. En complément de cet ouvrage, on pourra se procurer la Correspondance Octave Mirbeau - Jules Huret, publiée aux éditions du Lérot, dont voici la présentation de l'éditeur :

Octave Mirbeau (1848-1917) et Jules Huret (1863-1915) étaient deux journalistes influents, qui ont contribué à dépoussiérer la vieille presse et qui, tout au long de leur carrière, ont démasqué les faux semblants de la société bourgeoise. Ils ont, chacun à sa manière, mis en oeuvre une éthique de la révélation, qui constitue aussi une esthétique. L'un par une lutte incessante contre tous les conformismes et toutes les aliénations, par des coups d'éclat médiatiques destinés à frapper l'opinion publique, et en mettant à nu, dans son oeuvre littéraire comme dans ses articles, les tares rédhibitoires d'hommes et d'institutions abusivement respectés. L'autre, moins tonitruant que son illustre aîné, grâce à une habile pratique de l'interview, qui amène les puissants de ce monde à révéler à leur insu le fond de leurs âmes, puis par des enquêtes longues et approfondies, révélant le dessous des cartes, qu'il a menées à travers le monde, au mépris de sa propre santé.

Pendant un tiers de siècle, Octave Mirbeau et Jules Huret ont été liés d'amitié. Confrontés aux mêmes difficultés, également dégoûtés par le journalisme et la littérature de leur temps, ils ont vibré d'une même révolte, et leur correspondance, restée inédite jusqu'à ce jour, témoigne de leur complicité et de leur fraternité spirituelle. Les lettres échangées entre deux écrivains qui ne se cachent rien et qui savent admirablement manier la plume ne sont pas seulement un constant et décapant plaisir de lecture. Elles constituent aussi un document exceptionnel sur la France de la Belle Époque et apportent une masse d'informations précieuses sur la vie journalistique, littéraire et politique, dans une ère de bouleversements idéologiques, sociaux et esthétiques.

Notons que la plupart des lettres figurant dans ce volume ne sont pas dans la Correspondance générale, car ont été retrouvées après la parution des deux premiers tomes (si j'ai bien compris).

Sonia Anton et Samuel Lair présentent et discutent ces ouvrages dans le n° 16 des Cahiers Octave Mirbeau récemment livré. Dans ce cahier, m'ont aussi intéressé les documents sur "Mirbeau et le néo-malthusianisme" (présentés par Pierre Michel) ainsi que l'étude de Fabienne Massiani-Lebahar sur "Les états mystiques dans l'œuvre d'Octave Mirbeau". (J'ajoute que j'y ai commis — c'était une commande — une petite recension mi-figue mi-raisin du Dictionnaire de l'Anarchie de Michel Ragon, ouvrage sur lequel il faudrait que je revienne sur ce blog.)

Notons enfin qu'un portail internet Octave Mirbeau a été mis en place à l'adresse : http://www.mirbeau.org

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Notre ami SPiRitus des Fééries Intérieures fait revivre depuis quelques temps sur son blog les aventures de l'Académie Mallarmé, aéropage de quinze poètes dont, bien sûr, Saint-Pol-Roux. SPiRitus a aussi mis en ligne un document inestimable : une photo d'Eugène Figuière, le bon camarade, qui fut un des éditeurs remarquables du début du XXè siècle. Il contribua d'ailleurs nettement à sortir Ryner de l'obscurité, en éditant Le Cinquième évangile, Les Paraboles cyniques, Les Pacifiques...

Le Bulletin des Amis de Saint-Pol-Roux en est à son troisième numéro, constitué d'un dossier de réception des Reposoirs de la procession nouvelle série. Pour mémoire, les deux précédents étaient aussi des dossiers de réception consacré pour le premier aux Reposoirs de la procession première édition, à la Dame à la faulx pour le second. Ces Bulletins sont de plus en plus beaux et intéressants. On attend avec impatience les prochaines livraisons.

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Autre bulletin remarquable : celui des Amateurs de Remy de Gourmont, Scripsi. Quatre livraisons et une astuce de numérotation : n° 0 — "le mont Saint-Michel vu par Remy de Gourmont" ; n° 1 — "Aux 3 satyres normands, Charles-Théophile Féret, Remy & Jean de Gourmont" ; n° 2 — "Pataphysique, Jambons & P'tites Fourmis" (une très goûtue controverse !) ; et donc le dernier, le n° 3 : "Eh ben, mon colon !", encore une controverse. Le tout utilisant généralement et généreusement toutes les ressources possibles de la numérotation bibliophilique... Allez donc faire un tour par là.

De Remy de Gourmont, j'ai acquis récemment un exemplaire de la réédition de Sixtine parue en 2005 aux éditions du Frisson Esthétique. Le présentation est splendide : établie sur les éditions antérieurs et sur le manuscrit, reproduisant à très bon escient 24 pages du manuscrit, un format allongé assez inhabituel, et une très bonne postface de Christian Buat . Ajoutons à cela que "L'adorant" (un roman dans le roman) est imprimé sur un fond reprenant le beau dessin de la couverture et que le tirage est limité à mille exemplaires. Autant de raisons de se procurer d'urgence ce bouquin — il n'est pas encore trop tard ! Le Frisson esthétique est une citation de Sixtine, c'est aussi une très jolie revue.

On notera aussi qu'un gros volume d'études (pour une somme bien modique), Actualité de Remy de Gourmont, est disponible aux éditions du Clown Lyrique.

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On ne sait plus où donner du clic sur Livrenblog ! On a pu y trouver récemment :

— des copains de Ryner : Hector Fleischmann, Edmond Rocher, Alexis Merodack-Jeaneau, Théo Varlet, Paul-Napoléon Roinard...

— une collection de marques d'éditeurs...

— la bibliographie du Pierrot, et surtout, qui deviendra vite indispensable, celle du Beffroi, la revue septentrionale de Léon Bocquet...

Un travail énorme, une mine d'infos et d'images sur la littérature de l'entre-deux siècles !

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Découvert via Livrenblog, Autour d'ici, le blog d'Olivier Goetz, propose un billet sur Mérodack-Jeaneau. Les billets sur les rebetika m'ont bien plu aussi.

Toujours des tas de billets curieux et d'annonces alléchantes sur l'Alamblog. On s'est bien intéressé aux menus informations apportés sur Marc Stéphane, dont L'Arbre vengeur a réédité récemment la Cité des fous et Un drame affreux chez les tranquilles. On aura l'occasion de redire un mot de ce personnage singulier, qui édita Vive le Roi de Ryner dans son Cabinet du pamphlétaire.

Plumes a récemment fêté ses deux ans. Deux ans d'impressions de lecture, toujours fort bien illustrées, et un intérêt fréquent pour la littérature fin-de-siècle. On apprécie, et on lui souhaite bonne continuation.

Toujours la Belle-Epoque, toujours de belles illustrations, le blog consacré à Raoul Ponchon et sa chanson quotidienne. Là encore, on aime bien.

Je n'oublie pas le Cabinet de Curiosités d'Eric Poindron, éclectique, foisonnant, lui aussi splendidement illustré. Il faut y entrer, et s'y perdre... Je signale notamment une rubrique "Diogène" (Monsieur Poindron fait l'honneur à Han Ryner d'y reprendre le songe de Diogène) et ce billet sur Jules Mougin.

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Un communiqué des Ames d'Atala :

Nous vous rappelons que le tout premier livre en braille et gros caractères des Ames d’Atala consacré - comment pouvait-il en être autrement- à Lucien Descaves est toujours disponible. L’ouvrage, tiré à 100 exemplaires, coûte 10 euros, à l’adresse suivante : contact@zamdatala.net. Pour ceusses qui n’ont pas le sou, est-ce utile de rappeler que nous ne sommes pas des marchands !!!

Il réunit la chronique du roman Les Emmurés par Jules Renard, parue au Mercure de France en Janvier 1895 et un extrait de la nouvelle de Lucien Descaves intitulée l’Aisance dans l’infirmité, parue dans le recueil En Villégiature (1896).

Noir et blanc : 40 pages avec textes en gros caractères et braille, couverture réglisse uniquement embossée, isbn : 2-914851-07-3

Sur le blog de ces bonnes Ames, on peut aussi visionner un intéressant film expérimental inspiré par un texte de Marcel Schwob.

Amer#3 ne sortira pas en mai, mais on doit toujours pouvoir se procurer auprès des Ames d'Atala les deux premières livraisons de la revue finissante, à l'illustration choisie. Dans le premier, j'ai bien apprécié "Irrumations fin-de-siècle" par Ian Geay et "Bysance copronyme" (sur Jean Lorrain) par Alain Buisine. Dans le deuxième numéro, on remarquera un long entretien avec Céline Beaudet et Anne Steiner, qui ont écrit respectivement Les Milieux libres. Vivre en anarchiste à la "Belle Epoque" en France (2006, aux éditions Libertaires) et Les En-dehors, anarchistes individualistes et illégalistes à la Belle Epoque (2008, L'Echappée) — sur le même sujet, on pourra aussi se procurer Expériences de vie communautaire anarchiste en France. Le milieu libre de Vaux (Aisne) 1902-1907 et la colonie naturiste et végétalienne de Bascon (Aisne) 1911-1951 (2006, éditions Libertaires), avec reproduction d'un ou deux textes de Ryner.

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Les numéros du Grognard paraissent à un rythme effréné. Dans le dernier, entre autres, un long texte de Marc Villemain sur l'écriture comme consolation, dans la lignée de Stig Dagerman, un article (on ne peut plus d'actualité) sur "La criminalisation de l'engagement politique", par Olivier Verdun, et ce poème de Thomas Vinau, intitulé "Des Brioches" :

Le poste crépite
les jours fondent au soleil
tout a l'air si paisible
pourtant quand on regarde mieux
il traîne avec le vent une odeur
de grabuge
bientôt les hennissements des chevaux
roussiront près des flammes
c'est toujours ainsi qu'elles commencent
dans un silence de fin de repas
les révoltes...

Mais on attend surtout avec grande impatience le Hors-Série consacré à "Georges Palante et la génération honnie", à paraître ce mois-ci, et dont voici le sommaire :

- AVANT PROPOS : Stéphane Beau - Goulven Le Brech
- GEORGES PALANTE, UN PRECURSEUR OUBLIE DE LA SOCIOLOGIE DE L’INDIVIDU : Stéphane Beau
- FREDERIC PAULHAN, LA MORALE DE L'IRONIE : Bernard Baillaud — Jacqueline Paulhan
- LUDOVIC DUGAS, JEAN-JACQUES ROUSSEAU ET LA TIMIDITÉ, DÉSACCORD ENTRE LE COEUR ET L'ESPRIT : Présentation Goulven Le Brech
- LOUIS ESTEVE, L’ART DE RESTER SOI-MEME : Colette Dalle
- EMILE TARDIEU, LA DECOUVERTE D’UNE OEUVRE INAUGURALE : L’ENNUI, ETUDE PSYCHOLOGIQUE : Horia Patrasco
- JULES DE GAULTIER, LETTRES A BENJAMIN DE CASSERES : Sélectionnées et présentées par Mitchell Abidor
- LOUIS PRAT, LE SAGE DES PYRENÉES ORIENTALES : Goulven Le Brech
- ACTUALITE DE GEORGES PALANTE

Je rappelle que Goulven Le Brech a fait rééditer tout récemment les Contes pour les Métaphysiciens de Louis Prat, ce "frère spirituel" d'Han Ryner, et que son blog, Oniromancies, vaut le détour. Ajoutons que Stéphane Beau participe à l'intéressante aventure du blog Les 7 mains (un écrivain par jour de la semaine - comme les raviolis, pour Stéphane, c'est jeudi).

*

Où est la violence ? Qui terrorise qui ?

La revue libertaire en ligne Divergences revient sur les conneries de Strasbourg. Un précédent numéro avait fait le point sur les conneries de l'Intérieur autour de l'affaire Tarnac. Depuis les conneries continuent... Je ne comprends toujours pas comment on peut être "terrorisé" par du sabotage de caténaires (inoffensif pour les personnes selon la SNCF). Par contre, c'est curieux, je comprends bien mieux comment on peut être terrorisée par des gens armés qui vous enlèvent dans votre propre bagnole... Remarquons au passage que la police antiterroriste ne recherche plus des armes, mais — Bingo ! — des livres... Nouvelle confirmation aujourd'hui même (exclusif: la sulfureuse interview, j'en tremble encore, de l'un des derniers terroristes arrêtés, gracieusement offerte aux fins limiers de la SDAT!)...

A qui la faute ?

Le livre, hostile au maître, est à ton avantage.
Le livre a toujours pris fait et cause pour toi.
Une bibliothèque est un acte de foi
Des générations ténébreuses encore
Qui rendent dans la nuit témoignage à l'aurore.
Quoi ! dans ce vénérable amas des vérités,
Dans ces chefs d'œœuvre pleins de foudre et de clartés,
[...]
As-tu donc oublié que ton libérateur,
C'est le livre ? Le livre est là sur la hauteur ;
Il luit parce qu'il brille et qu'il les illumine.
Il détruit l'échafaud, la guerre, la famine ;
Il parle, plus d'esclave, et plus de paria.
[...]
— Je ne sais pas lire.

Savent-ils mieux lire ? Sait-on mieux lire ?

Quoiqu'il en soit, l'édition de bouquins anars se porte bien : je vous renvoie sur Anarlivres pour les dernières parutions.

En attendant le procès d'un livre, le numéro 22 de l'excellente revue libertaire Réfractions est consacrée au "Réveil des illégalismes". Le précédent tournait autour de "Territoires multiples, identités nomades", et l'antépénultième, très intéressant, revenait sur Mai 68 et s'attaquait au "débat sur la postmodernité".

Signalons aussi que le numéro d'A contretemps sur le fantastique poète Armand Robin a été mis en ligne. Tout le site vaut la visite.

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La couverture du dernier Réfraction est illustrée d'un collage d'André Bernard. André a été réfractaire pendant la guerre d'Algérie au sein de l'Action Civique Non-Violente (cf. ce site) et fut l'un des fondateurs de la revue Anarchisme et Non-Violence, reprise aujourd'hui sur le net. Il a aussi participé au mouvement surréaliste (qui a dit que le surréalisme était mort ?) dans les années 70 et 90, écrit des poèmes, et a réalisé des collages. L'Atelier de Création Libertaire a publié récemment Ma chandelle est vive, je n’ai pas de dieu, qui rassemble de ses collages et de ses petits textes. On peut lire ici un compte-rendu de son bouquin. Et voici la présentation de l'éditeur :

L’auteur, qui « ne se prend ni ne se donne pour un artiste », navigue entre des mondes où sa place est nulle part : ni dans le milieu ouvrier, où il a travaillé, ni en compagnie des intellectuels, qu’il fréquente, ni dans la collectivité artistique, qu’il côtoie, ni… c’est un amphibie passant d’une place à l’autre, une sorte de bâtard, un enfant naturel aux parentés multiples. Il donne, ici, à voir ; un peu à lire ; aussi à jouer : collages, poèmes et courts textes, expressions diverses produites au cours du temps qui passe. La « poésie », au sens large, devant être faite par tous, et nul domaine n’étant interdit, il s’agit d’établir des passerelles entre la raison et le sensible, la militance et la créativité, l’amour et l’amitié, le proche et le lointain, le passé et le futur, etc., plutôt que des clôtures qui enserrent les champs divers…

J'aime énormément cette façon de voir.

*

Une fois n'est pas coutume, je termine sur un peu de musique.

Gérard Pierron met en musique les poètes, et il le fait magnifiquement. Dernier disque en date (c'était à l'automne) : Le Discours du traîneux, poèmes et chansons de Gaston Couté — mais c'est loin d'être le premier album que Pierron consacre au chansonnier libertaire beauceron !

On se quitte sur un texte — assez philosophique — de Couté, chanté par Pierron :

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Des textes et documents de, sur et autour de Han Ryner (pseudonyme de Henri Ner), écrivain et philosophe individualiste, pacifiste et libertaire. Plus de détails ici.

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A signaler

⇓ A télécharger :
# une table des Cahiers des Amis de Han Ryner.
# les brochures du Blog Han Ryner.
# un roman "tragique et fangeux comme la vie" : Le Soupçon.

ƒ A écouter :
l'enregistrement d'une conférence de Han Ryner.

 Bientôt dans votre bibliothèque ?

De Han Ryner :

L'Homme-Fourmi
La Fille manquée
http://www.theolib.com/images/lulu/sphinx.jpgLe Sphinx rouge
Les Paraboles cyniques
L'Individualisme dans l'Antiquité
Comment te bats-tu ?
1905-pmi-2010Petit manuel individualiste
Le Cinquième évangile
Couverture de la réédition du Le Père Diogène
Pour les germanistes... Nelti

Sur Han Ryner :

Le colloque de Marseille

Autour de HR :

4è plat de couverture du n°3 d'Amer, revue finissanteUn conte d'HR
dans Amer, revue finissante
Couverture du Ryner et Jossot
dans Le Grognard...
Couverture des Un livre de Louis Prat
Couverture d'une anthologie de poèmes d'Emile BoissierDes poèmes d'Emile Boissier
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